Traitement

Bien qu’il n’y ait aucun moyen de prévenir le diabète de type 1, le risque d’avoir un diabète de type 2 peut être grandement diminué par la perte de l’excès de poids, par de l’exercice physique et par une alimentation équilibrée avec un apport en graisse limité. En dépistant les états pré-diabétiques et en changeant les éléments de mode de vie nécessaires pour ramener la concentration du glucose à un niveau normal, il est possible de prévenir le diabète de type 2 ou de retarder son apparition de plusieurs années. La normalisation de la glycémie peut aussi minimiser ou prévenir les atteintes vasculaires ou rénales.

Il n’existe actuellement aucun remède pour le diabète, même s’il y a eu quelques succès limités avec des transplantations d’îlots de Langherans (cellules béta) comme moyens de potentiellement restaurer la production d’insuline. Les objectifs du traitement du diabète sont de maintenir la concentration de glucose proche de la normale et de prendre en charge toutes les maladies vasculaires et tous les dommages organiques qui apparaissent.

Le traitement du diabète au moment du diagnostic est un peu différent du traitement au long cours. Les diabétiques de type 1 sont souvent diagnostiqués lors d’un épisode aigu, avec des tconcentrations de glucose sanguin très élevées, un déséquilibre électrolytique, un état d’acidocétose diabétique avec une certaine insuffisance rénale. Dans le pire des cas, ils peuvent présenter un coma. C’est un signe clinique grave qui nécessite une hospitalisation immédiate et des soins spécialisés pour permettre à l’organisme de retrouver son équilibre.

Les diabétiques de type 2 peuvent parfois rencontrer des situations similaires, s'ils ont ignorés les premiers symptômes, s'ils ont négligé leur traitement en cours, ou s'ils subissent un stress organique important, tel qu’un infarctus du myocarde, un accident vasculaire cérébral ou une infection. Des concentrations de glucose sanguin très élevées et une déshydratation se renforcent mutuellement, menant à une faiblesse, une confusion, des convulsions et un coma hyperglycémique hyperosmolaire. C’est aussi une maladie grave qui nécessite une hospitalisation immédiate.  

La surveillance de routine d’un diabétique comprend une surveillance journalière du glucose, un régime alimentaire sain et planifié et un exercice physique régulier (pour diminuer la concentration de glucose dans le sang, pour augmenter la sensibilité de l’organisme à l’insuline, et pour augmenter la circulation). Il est important de travailler en relation étroite avec son médecin généraliste ou diabétologue, pour avoir des contrôles réguliers (plusieurs fois par an) qui comprennent des tests de surveillance, tels que la microalbumine et l’Hb A1c, et pour dépister précocement les complications. Il peut s’agir de:

  • Infections de plaie, en particulier au niveau des pieds. Elles peuvent guérir lentement et, si elles ne sont pas prises en charge précocement, elles peuvent éventuellement entraîner une amputation. Des traitements spécialisés sont souvent nécessaires, et le patient peut avoir besoin de consulter un spécialiste des plaies diabétiques, un médecin habitué à travailler avec des cicatrices abimées de diabétiques.
  • Rétinopathie diabétique, qui peut mener à des lésions oculaires, un décollement de la rétine et une cécité. Une chirurgie laser peut être utilisée pour traiter le décollement.
  • Infections du tractus urinaire, qui peuvent être fréquentes et résistantes aux traitements antibiotiques. Un traitement retardé ou inadéquat peut entraîner des lésions rénales importantes.

Les diabétiques de type 1 doivent auto-contrôler leur glycémie et s’injecter eux-même de l’insuline plusieurs fois par jour. (L’insuline n’est pas disponible sous forme orale; elle est dégradée dans l’estomac, c’est pourquoi elle doit être injectée sous la peau). La quantité et le type d’insuline injectée doivent être ajustés pour prendre en compte ce que mange le patient, la taille des repas et l’activité physique qu’il pratique. Il existe plusieurs types d’insuline disponibles; certaines ont une action rapide et de courte durée alors que d’autres mettent plus de temps à agir mais ont une durée d’action plus longue.

La plupart des diabétiques de type 1 utilisent une combinaison d’insulines pour satisfaire leurs besoins. Maintenir une glycémie normale peut parfois être un défi. Le stress, les maladies et les infections peuvent modifier la quantité d’insuline nécessaire, et certains diabétiques de type 1 ont un contrôle « labile » - leurs glycémies subissent des changements rapides durant la journée. Un certain nombre de diabétiques de type 1 se sont tournés vers le port de pompes à insuline, appareils programmables qui sont portés à la taille et qui fournissent de petites quantités d’insuline (par l’intermédiaire d’une aiguille sous la peau) pendant toute la journée pour mieux correspondre à la sécrétion normale d’insuline. Comme autre facteur de complication, les diabétiques de type 1 peuvent développer des anticorps anti-insuline au fil du temps; leur organisme commence à identifier les injections comme des « intrus » et détruise l’insuline, ce qui entraîne la nécessité de doses d’insuline plus importantes ou le changement pour un type différent d’insuline.

Les diabétiques de type 1 peuvent aussi se « surdoser », ce qui entraîne une faible concentration de glucose, s’ils s’injectent trop d’insuline, s’ils passent de trop longues périodes sans manger ou si leurs besoins changent de façon imprévue. Ils doivent porter du glucose sur eux, sous forme de comprimés ou de bonbons, et être prêts à en prendre dès les premiers signes d’hypoglycémie. La réalisation d’injection de glucagon (qui stimule la libération hépatique de glucose) est aussi recommandée pour les fois où l’hypoglycémie du patient ne répond pas à l’apport oral de glucose ou pour les cas où le patient est inconscient. Des affections aiguës, comme une acidocétose diabétique ou une insuffisance rénale, peuvent nécessiter une hospitalisation.

Les diabétiques de type 2 contrôlent eux même  leur glycémie en général une ou plusieurs fois par jour. Les diabétiques de type 2 vont de ceux qui maintiennent leur glycémie avec un régime et de l’exercice physique, à ceux qui doivent prendre un traitement oral, jusqu’à ceux qui ont besoin d’injections quotidiennes d’insuline. Les traitements oraux disponibles sont regroupés en trois classes: ceux qui stimulent le pancréas pour produire plus d’insuline, ceux qui rendent l’organisme plus sensible à l’insuline qu’il produit, et ceux qui ralentissent l’absorption des glucides dans l’estomac (ralentissant l’augmentation post-prandiale de la glycémie). Les diabétiques de type 2 prennent souvent au moins deux de ces médicaments et/ou des injections d’insuline – selon ce qui est nécessaire pour atteindre le contrôle de la glycémie.

Avec le diabète gestationnel, les futures mères ont besoin de modifier leurs régimes alimentaires, de faire un exercice physique régulier et de surveiller leur glycémie aussi souvent que leur médecin le leur recommande. Si un contrôle plus strict est nécessaire, on leur prescrira des injections d’insuline (à ce stade, des médicaments oraux ne sont pas utilisés). En général, l’état diabétique disparaît après la naissance, même si la femme reste à risque élevé de développer un diabète de type 2 et devra être suivie étroitement lors des grossesses suivantes. Juste après la naissance, son bébé sera suivi afin de rechercher des signes d’hypoglycémie et de détresse respiratoire.

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Le contenu a été actualisé le:  24.02.2011

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