Vue d'ensemble

La maladie de Wilson est une maladie héréditaire liée à une anomalie du métabolisme du cuivre qui entraine une surcharge de cuivre principalement au niveau du foie et du cerveau. Le cuivre est un élément trace essentiel apporté par l'alimentation. Il est incorporé dans différent enzymes qui agissent au niveau de la régulation de métabolisme du fer, de la formation du tissu conjonctif, de la production d'énergie au niveau cellulaire, de la balance anti-oxydante, de la production de mélanine et sur les fonctions neurologiques. Le cuivre est absorbé au niveau de l'intestin, est transporté jusqu'au foie lié à une protéine (la céruloplasmine) où il est soit stocké, soit utilisé. L'excès est excrété par voie biliaire puis éliminé par les fécès. Chez un sujet normal, 95% du cuivre circulant est sous forme de céruloplasmine. Cette protéine enzymatique est synthétisée au niveau du foie et joue un rôle dans le métabolisme martial.

La maladie de Wilson est une maladie autosomale récessive – les deux gènes doivent être atteints pour que le sujet développe la maladie. Les hétérozygotes (un seul gène modifié) sont des porteurs sains qui peuvent transmettre la maladie mais ne la développent pas. Le gène muté dans la maladie de Wilson est le gène codant pour l'ATPase7B qui permet la fixation du cuivre sur la « pro »-céruloplasmine et permet l'excrétion biliaire. La mutation entraine une rétention du cuivre au niveau du foie et une diminution de la céruloplasmine dans le sang. Lorsque la concentration hépatique devient toxique, le cuivre entraine des altérations cellulaires, est relargué dans le sang  et va se déposer dans d'autres organes cibles tels que le cerveau et le rein. Le cuivre libre (non lié aux protéines) du sang augmente et pourrait induire des dommages cellulaires de type oxydatif. Les signes cliniques de la maladie sont la conséquence de ces désordres hépatiques et cérébraux. La sévérité de la maladie est fonction de la mutation et de facteurs individuels.

Environ 1/30 000 personnes sont Wilsoniens et 1/90 sont porteurs sains. Il existe à ce jour plus de  40 variants normaux et plus de 400 mutations du gène de l'ATPase 7B. Peu de ces mutations sont fréquentes et les fréquences varient selon les ethnies. Les malades peuvent porter soit deux mutations identiques, soit deux mutations différentes.

La maladie de Wilson dans sa forme hépatique peut se déclarer dans le jeune âge (à partir de 3 ans) alors que la forme neurologique est plus tardive (adolescence). Dans les deux cas, elle peut ne survenir qu'à un âge adulte avancé (50 ans).

La surcharge en cuivre au niveau du foie peut entrainer une hépatite aigue ou chronique ou une cirrhose et se manifeste par:
· Une jaunisse
· De la fatigue
· Des douleurs abdominales
· Des nausées
· Une ascite.

Les symptômes chez les patients atteints de forme neurologique sont:
· Une dystonie
· Une rigidité faciale
· Des tremblements
· Des mouvements oculaires anormaux
· Une difficulté de marche, d'écriture, de parole et de déglutition
Les troubles neurologiques peuvent également se manifester par une dépression, de la paranoïa, des troubles du comportement, de l'agressivité et une réduction de l'attention.
Environ 50% des formes hépatiques et 90% des formes neurologiques sont associées à la présence d'un anneau de Kayser-Fleischer qui correspond à un dépôt de cuivre autour de la cornée, anneau qui peut être observé par une lampe à fente. Un certain nombre de malades sont anémiés.
En l'absence de traitement, la maladie s'aggrave progressivement pouvant aller jusqu‘au décès. Lorsqu'elle est détectée et traitée précocement, les patients ont une espérance de vie pratiquement normale et les signes cliniques hépatiques ou neurologiques peuvent dans certains cas régresser.

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Le contenu a été actualisé le:  16.02.2011

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