Qu'est-ce que c'est ?

En France, le cancer de l’ovaire chez la femme est la 5ème cause de cancer après le sein, le cancer colo-rectal, le cancer du poumon et du corps de l’utérus. Seulement, 5 % des cas de cancer de l’ovaire surviennent avant 40 ans. Le cancer de l’ovaire est donc pour l’essentiel une tumeur de la femme ménopausée. Le risque de développer un cancer de l’ovaire selon la cohorte augmente légèrement jusqu’à la cohorte de 1933 (année de naissance) puis diminue régulièrement. Le début de cette diminution coïncide avec l’autorisation de la prise de contraceptifs oraux par la loi Neuwirth en 1967. On estime qu’environ 4400 cas de cancers des ovaires sont détectés chaque année. L’incidence augmente régulièrement de 15 à 79 ans puis décroît lentement après 85 ans; elle est de 8,1 femmes pour 100 000 habitants par an. La mortalité est de 4.0 femmes pour 100 000 par an (soit plus élevée que le cancer du sein ou le cancer du col de l’utérus, pourtant plus fréquents). La prévalence du cancer de l'ovaire est faible chez les jeunes femmes; le risque s’accroît avec l’âge.

Les cancers des ovaires sont rarement détectés au stade précoce de la maladie (20 % de cas détectés au stade I), le diagnostic précoce est capital, la survie à 5 ans au stade I de la maladie est supérieur à 90% contre 25% dans les stades III et IV, car les premiers symptômes sont souvent discrets et Il n’y a aucun signe spécifique du cancer de l’ovaire. Toutefois des symptômes retrouvés de façon systématique ont été rapportés.

Un index des symptômes a été élaboré fin 2006:
-  ballonnements
-    douleur abdominale ou pelvienne
-    pollakiurie
-    urgences mictionnelles
-    anorexie récente
-    sentiment de satiété rapide.

Cet index est considéré comme positif si au moins 1 symptôme est présent depuis moins d’un an avec 1 fréquence d’au moins 12 fois par mois:
-    douleurs abdominales, ballonnements, sensation de pesanteur, ascite
-    troubles urinaires (troubles de la miction…)
-    douleurs pelviennes
-    troubles digestifs: perte d’appétit, nausées…

Les ovaires sont localisés de part et d’autre de l’utérus, dans l’abdomen. Ils ont deux fonctions principales: la production d’œstrogène de progestérone (hormones responsables du développement des caractères sexuels secondaires et de la régulation du cycle de reproduction); ils permettent l’émission de l’ovule vers les trompes de Fallope.

Le cancer de l'ovaire ne doit pas être confondu avec les kystes de l'ovaire (qui sont des lésions bénignes). Le diagnostic de tumeur maligne est posé par examen anatomo-pathologique après biopsie.

Il existe trois types de tumeurs ovariennes:
-    les tumeurs épithéliales (à partir des cellules épithéliales qui recouvrent l’ovaire) sont les plus fréquentes: 85 % des cas
-    les tumeurs germinales (à partir des cellules responsables de la production de l’ovule) se rencontrent surtout chez les jeunes femmes
-    les tumeurs stromales (à partir du tissu conjonctif) restent très rares.

Dans le cas des tumeurs malignes, les cellules peuvent métastaser localement ou à distance des ovaires par dissémination lymphatique. Le stade de la maladie dépend alors du développement de la tumeur:
-    stade 1: la tumeur est confinée à une ou deux ovaires
-    stade 2: la tumeur atteint l’utérus ou les trompes de Fallope
-    stade 3: la tumeur atteint le péritoine ou les ganglions lymphatiques (c’est le cas le plus fréquent au diagnostic)
-    stade 4: on trouve des métastases au-delà du péritoine.
10 à 15 % des cancers ovariens auraient une composante génétique ou familiale; des mutations au niveau des gènes BRCA1 et BRCA2 sont associées significativement à un risque de développer un cancer ovarien (respectivement 35 à 75 % des cas et 10 à 30 %). En dehors de cette situation, les facteurs de risque sont mal connus:

Facteurs favorisants :

-    âge (moins de 5%) avant 40 ans
-    race blanche
-    premières règles précoces
-    ménopause tardives (période d’imprégnation oestrogénique importante)
-    nulliparité
-    infertilité

Facteurs protecteurs :

 - contraception orale (mise au repos de l’ovaire)
- antécédents d’hystérectomie
- multiparité
- ligature de trompe
- allaitement.
 
On retrouve un antécédent personnel de cancer du sein, patientes nullipares, patientes ayant bénéficié de stimulations ovariennes, personnes obèses, patient bénéficiant d’une hormonothérapie substitutive. Par contre, le risque décroit chez les patientes qui ont bénéficié d’une ligature des trompes, qui sont sous contraception hormonale, qui ont des enfants ou qui ont allaité.

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Le contenu a été actualisé le:  05.02.2014

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