Amylase

Synonymes: Amylasémie, Amylasurie, Amylase plasmatique, Amylase urinaire
Nom officiel: Amylase
Examens apparentés: Lipase

1. Les médicaments peuvent-ils affecter les concentrations d’amylase ?
Oui. L ’administration de médicaments capables de provoquer un spasme du sphincter d’Oddi (par exemple, les médicaments opaciés tels que la morphine ou la codéine) peuvent provoquer une augmentation de l’amylase. La liste des médicaments qui peuvent entraîner une élévation de l'amylase est très longue: aspirine, diurétiques, corticostéroïdes, contraceptifs oraux, indométacine, sans oublier l’alcool.

 

2. Les valeurs d’amylase sont-elles les mêmes chez les enfants et chez les adultes ?
L'activité amylase est plus faible à la naissance en raison de l'immaturité pancréatique. Les valeurs adultes sont atteintes progressivement entre 5 et 10 ans.

 

3. Puis-je mesurer l’amylase à la maison ?
Non. Il est nécessaire de disposer d’équipements spécialisés. Les laboratoires de biologie médicale disposent de tels équipements.

 

4. Quelle est la différence entre P-amylase et S-amylase ?
L’amylase est une enzyme dont il existe différentes formes appelées iso-enzymes. Différents tissus fabriquent différentes iso-enzymes. L’iso-enzyme produite par les glandes salivaires est appelée S-amylase. L’iso-enzyme produite par le pancréas est appelée P-amylase. La P-amylase augmente en cas de souffrance pancréatique, la S-amylase augmente en cas de souffrance des glandes salivaires.

 

5. Y a-t-il des précautions à prendre lors du prélèvement ?
La salive et la sueur étant riches en amylase, il faut faire attention à toute contamination du prélèvement (ou des réactifs de laboratoire).

 

6. Quelles sont les causes les plus fréquentes des pancréatites ?
En France, les deux causes les plus fréquentes de pancréatite aiguë sont l'alcoolisme et la lithiase biliaire qui représentent chacune environ 40 % des cas. Le meilleur marqueur biologique de pancréatite aiguë biliaire est l'élévation des ALAT. Environ 20 % des pancréatites aiguës ne sont ni d'origine biliaire ni d'origine alcoolique. L'exhaustivité et la répétition de l'enquête étiologique, en particulier en cas de pancréatite aiguë récidivante, sont susceptibles de diminuer le pourcentage de pancréatites aiguës dites idiopathiques. Parfois seule l'évolution permettra de rattacher un épisode de pancréatite aiguë à une pancréatite chronique vue précocement. L'interrogatoire et le contexte clinique permettent d'emblée d'évoquer une pancréatite aiguë iatrogène (médicamenteuse ou postopératoire ou post-endoscopique après CPRE, pour Cholangio-Pancréatographie Rétrograde ou cathétérisme endoscopique bilio-pancréatique). Lorsqu'une origine médicamenteuse a été suspectée, le cas doit être signalé au Centre Régional de Pharmacovigilance. Les pancréatites aiguës infectieuses peuvent être bactériennes, virales (VIH) ou parasitaires. Les examens biologiques initiaux devront chercher une cause métabolique (hypertriglycéridémie ou hypercalcémie); ces examens devront de nouveau être réalisés à distance de l'épisode aigu. Les pancréatites aiguës d'origine génétique doivent être cherchées chez un sujet jeune présentant un contexte clinique évocateur. Les pancréatites aiguës associées aux entérocolites inflammatoires (maladie de Crohn) ou aux maladies systémiques (lupus, vascularite) seront cherchées par un interrogatoire ciblé. Une cause obstructive, en particulier néoplasique, devra être cherchée à distance de l'épisode de pancréatite aiguë. En cas de pancréatite aiguë récidivante sans cause déterminée au terme de ces explorations, une CPRE sera réalisée à la recherche d'anomalies canalaires. Au terme de ces investigations qu'il faudra au besoin répéter, surtout dans les formes récidivantes, un certain nombre de pancréatites aiguës demeurent "idiopathiques".

 

7. Comment traiter une pancréatite ?
Le traitement dépend des symptômes. Si les symptômes sont bénins, alors l’abstention thérapeutique est possible. Si les symptômes sont plus sérieux, alors votre médecin pourra suggérer une mise au repos du pancréas, ce qui peut aller d’une simple abstention de prise alimentaire solide à une hospitalisation avec perfusion de solutés injectables par voie IV (intraveineuse) et mise à la diète pendant quelques jours à quelques semaines. Des médicaments (par exemple une antibiothérapie préventive) voire une intervention chirurgicale peuvent également être nécessaires. Parfois, des médicaments anti-douleur sont requis. Un support nutritionnel consistant à diminuer les graisses de votre alimentation et à multiplier les petits repas peut être utile. Les extraits pancréatiques sont parfois utilisés mais leur utilité est très incertaine en cas de pancréatite aiguë.

Une fois la pancréatite guérie, peut-il y avoir des séquelles ? Le pancréas produit diverses hormones parmi lesquelles l’insuline. Ceci explique qu’un diabète (insulinodépendant ou non) peut survenir après une pancréatite, avec une fréquence variable. Plus une partie importante du pancréas a été détruite, plus un diabète risque de survenir. Un diabète est observé dans 80 % des cas après 15 ans d'évolution d’une pancréatite chronique.


Le contenu a été actualisé le: 11.02.2013

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