Cuivre

Synonymes: Cuivre urinaire des 24H, Cuivre sérique total, Cuivre sérique libre, Cuivre sérique ultrafiltrable, Fraction du cuivre sérique non liée à la céruloplasmine, Cuivre hépatique
Nom officiel: Cuivre (symbole chimique: Cu)
Examens apparentés: Céruléoplasmine

Dans quel but est-il prescrit ?
La détermination du cuivre est utilisée en général en cas de suspicion de maladie de Wilson. En cas de signes cliniques évocateurs dans une famille ne présentant aucun autre cas, le médecin va prescrire une détermination de cuivre total (ou total et libre) et de céruloplasmine. Si ces tests sont peu évocateurs, le diagnostic sera poursuivi par la détermination du cuivre urinaire (éventuellement après une épreuve de charge à l’aide d’une molécule chélatrice de cuivre). Le diagnostic génétique ne se fera qu’en seconde intention. A l’inverse, lorsqu’il existe un cas dans la famille, le diagnostic sera fait préférentiellement par le diagnostic génétique (mutation au niveau du gène de l’ATPase 7B) dans un laboratoire agréé. La biopsie hépatique sera réalisée si nécessaire pour confirmer le diagnostic.
En présence de signes d’intoxication ou de carence, la détermination de la cuprémie et/ou de la céruloplasmine sera prescrite. L’interprétation est délicate car tout syndrome inflammatoire augmente ces deux paramètres biologiques. Les mesures seront à répéter périodiquement pour suivre l’efficacité du traitement, notamment en cas de maladie de Wilson (suivi par cuivre urinaire et éventuellement sérique et céruloplasmine), d’intoxication (suivi préférentiel par cuivre urinaire) ou de carence (suivi préférentiel par cuivre sérique).

 

Quand est-il prescrit ?
La détermination du cuivre dans différents milieux biologiques et celle de la céruloplasmine sont nécessaires en cas de suspicion de maladie de Wilson ou de Menkès, de surcharge tissulaire, d'intoxication chronique ou aigue ou de carence en cuivre. Les signes d’appel sont:
• Anémie,
• Nausée
• Signes hépatiques
• Signes neurologiques
• Anneau de Kayser Fleischer
• Salivation excessive
Ces tests sont également réalisés pour le suivi de traitement ou le suivi de personnes exposées au cuivre (environnement, alimentation).
La détermination du cuivre hépatique peut être réalisée pour confirmer le diagnostic.

 

Comment interpréter son résultat ? 
Les valeurs de références varient en fonction de l’âge et du sexe mais aussi d’autres facteurs génétiques et environnementaux et ne peuvent pas être données dans cette fiche. Les résultats doivent être interprétés par le biologiste et le médecin prescripteur en fonction des valeurs de référence du laboratoire. Il est recommandé, en cas de suivi biologique, de réaliser les tests toujours dans le même laboratoire.  Pour plus d’informations sur la notion de valeurs de références, voir la fiche correspondante.
La concentration de cuivre doit être interprétée en fonction du contexte clinico-biologique et souvent de la concentration de céruloplasmine. Un résultat isolé de cuivre circulant anormal ne permet pas de faire un diagnostic. La céruloplasmine étant une protéine de la phase aigue, tout syndrome inflammatoire et toute infection entraine son augmentation ainsi que celle du cuivre sérique. Ces deux paramètres augmentent également au cours de la grossesse, sous estrogènes et anticonceptionnels (notamment stérilet et certaines pilules contraceptives).
L’interprétation des tests:
• Des concentrations basses de cuivre sérique et de céruloplasmine associées à une augmentation du cuivre hépatique et de l’élimination du cuivre urinaire sont évocatrices de maladie de Wilson
•  Une augmentation du cuivre sérique et urinaire associée à une céruloplasmine normale ou augmentée évoque une intoxication ou une maladie hépatique. En cas d’intoxication chronique, la concentration de cuivre hépatique peut être élevée.
•  Une diminution du cuivre sérique et urinaire et de la céruloplasmine évoque une carence en cuivre.
•  Une concentration normale de cuivre hépatique ne permet pas d’éliminer totalement une maladie de Wilson car le prélèvement est délicat et l’échantillon pas obligatoirement représentatif (en particulier en cas de biopsie par voie transjugulaire). 
Si un patient est traité par une molécule chélatrice, le cuivre urinaire reste élevé jusqu’à ce que les stocks de cuivre soient éliminés.
Une supplémentation en cuivre efficace lors de carence est associée à une augmentation de la cuprémie et de la céruloplasminémie.

 

Y a-t-il d’autres choses à savoir ? 
Les médicaments tels que les contraceptifs oraux, la carbamazépine et le phénobarbital peuvent augmenter la cuprémie. La cuprémie est élevée en cas d’arthrite rhumatoïde, dans certains cancers et abaissée en cas de malabsorption telle que dans la mucoviscidose.
La concentration de cuivre sérique est basse à la naissance, augmente durant les premières années de vie pour attendre un plateau. Elle augmente durant la grossesse. Elle peut ré-augmenter chez le sujet âgé.
Des précautions sont à prendre au moment du prélèvement pour limiter les contaminations, en particulier lorsqu’il s’agit du recueil des urines. Le laboratoire vous donnera les indications nécessaires pour le recueil. En cas de valeurs différentes des valeurs attendues, notamment lors de la détermination sérique, un second prélèvement sera effectué avant tout traitement. 


Le contenu a été actualisé le: 29.04.2009

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