Diagnostic de la Coqueluche

Synonymes: Mise en culture, PCR, détection des anticorps spécifiques par fluorescence, sérologie anti-Bordetella pertussis (détection des anticorps de type IgA, IgG, IgM)
Nom officiel: Bordella pertussis
Examens apparentés: RSV, Flu Tests

Dans quel but est-il prescrit ?

Les tests de dépistage de la coqueluche sont utilisés pour détecter et diagnostiquer une infection à Bordetella pertussis. Un diagnostic et un traitement précoces peuvent réduire la gravité des symptômes et limiter la diffusion de la maladie.

Plusieurs tests peuvent être utilisés quand une coqueluche est suspectée:
• la culture - Ce test a été la technique de référence pour l'identification de B pertussis et elle est encore utilisée pour diagnostiquer une coqueluche. L'échantillon est mis en culture dans des milieux nutritifs et les bactéries ayant poussé sont identifiées. Les résultats sont obtenus en une à deux semaines.
• la Polymerase Chain Reaction (PCR) - Ce test permet l’amplification du matériel génétique des bactéries dans un échantillon. Le résultat est disponible en deux jours.
• l'immunofluorescence indirecte (IFI) - Ce test n'est plus aussi largement utilisé que par le passé. Il est moins spécifique et moins sensible que la culture de B. pertussis et que la PCR.
• la recherche des anticorps (IgA, IgG, IgM)- ces tests sanguins mesurent la réponse immunitaire de l'organisme à une infection par la coqueluche.

D'autres tests sont plus rarement utilisés comme:
• la recherche d’anticorps IgA et IgG anti-toxines - ces tests sanguins mesure la réponse immunitaire de l'organisme aux toxines libérées par B. pertussis.
• le sous-typage moléculaire de B. pertussis. Ce test peut être demandé non pas dans un intérêt individuel mais afin que les professionnels de santé puissent mieux appréhender la relation entre souche de B. pertussis et sévérité de la coqueluche pendant une épidémie dans une communauté.

Typiquement, la culture de B. pertussis sera demandée le plus précocement possible dans la maladie. Il existe moins de chance d’isoler la bactérie lorsque la maladie évolue déjà depuis 2 à 3 semaines. De plus la mise en évidence de la bactérie en culture est moins fréquente si le patient est traité par antibiotiques.
Depuis l'introduction des techniques de PCR, l'utilisation d’un test d'immunofluorescence directe a considérablement diminué. Lorsqu'il est utilisé, il devrait être demandé en parallèle avec une culture de la bactérie responsable de la coqueluche afin d’identifier le germe pour enquêter sur le potentiel épidémique et tester la sensibilité aux antibiotiques.

Le dépistage des anticorps spécifiques de la coqueluche n'est pas utilisé fréquemment. Des prélèvements effectués au stade aigu de la maladie et lors de la convalescence à plusieurs semaines d'intervalle sont parfois demandés à un patient n’ayant pas reçu de traitement jusqu'à la fin de la maladie ou à un adulte ayant  toussé pendant une période prolongée. Ils sont utilisés pour déterminer si la personne a eu une infection récente par la coqueluche. Les anticorps Ig G anti-coqueluche sont présents chez toutes les personnes vaccinées. Mais les anticorps Ig A et Ig M anti-coqueluche ne sont habituellement détectés que dans les suites récentes d’une vaccination ou d’une infection.
Ces tests peuvent parfois être prescrits pour évaluer et étudier la propagation de la coqueluche dans la population. Plus rarement, la détection des anticorps peut être effectuée pour évaluer une réponse immunitaire adéquate au vaccin anti-coquelucheux.

 

Quand est-il prescrit ?

Les tests de diagnostic de la coqueluche sont demandés lorsque votre médecin soupçonne une infection à Bordetella pertussis. Une culture de la bactérie responsable de la coqueluche et une PCR sont généralement effectuées lorsque vous avez des symptômes évocateurs de la coqueluche aussi tôt que possible dans l’évolution de la maladie.
Une technique de PCR ne doit pas être utilisée pour diagnostiquer des flambées épidémiques de la maladie. Des résultats faussement positifs peuvent se produire lorsque la PCR est utilisée pour dépister les personnes qui peuvent avoir été exposées mais qui ne présentent aucun symptôme de la maladie.

Les symptômes au cours de la première phase de l'infection, appelée phase catarrhale, peuventse présenter comme ceux d’un rhume avec écoulement nasal, des éternuements, et une toux modérée avec ou sans fébricule. Après environ deux semaines, la phase paroxystique commence au cours de laquelle on observe des symptômes tels que:
• de fréquents accès majeurs de toux pouvant être suivis de vomissements
• plusieurs accès d’une toux rapide suivie du fameux « chant du coq » quand le patient inspire, les adultes affectés peuvent que tousser , alors que les enfants peuvent avoir des troubles de la respiration allant même jusqu’à s’étouffer.
Ces symptômes peuvent durer pendant une ou deux semaines ou persister pendant deux ou trois mois. Pendant la phase de convalescence, la sévérité des symptômes faiblit, la fréquence de la toux diminuant progressivement au cours des semaines suivantes.

 

Comment interpréter son résultat ?

Une culture positive pose le diagnostic d’infection à B. pertussis, mais une culture négative ne l'exclut pas. Le résultat de la culture dépend des conditions de prélèvement et de transport de l’échantillon, de la durée d’évolution des symptômes lorsque l'échantillon est prélevé, et de la mise en place d’une antibiothérapie avant le prélèvement.

Une PCR positive signifie que le patient a probablement une coqueluche. Toutefois, la PCR peut également être positive avec les autres espèces de Bordetella. Un résultat PCR négatif signifie qu'il est peu probable que la personne ait la coqueluche, mais ne permet pas d’exclure le diagnostic avec certitude. Si un nombre insuffisant de bactéries est présent dans l'échantillon, alors il est possible de ne pas les détecter. La probabilité d’avoir un test positif (culture ou PCR) diminue au fur et à mesure que la maladie progresse.

L’IFI/D (Immunofluorescence directe ) n'est pas aussi sensible ou spécifique que les autres méthodes. Si elle est positive, le patient peut avoir la coqueluche, mais cela doit être confirmé par une culture. De plus, un résultat négatif par IFI/D n'exclut pas la coqueluche.
Des anticorps IgG anti-B. pertussis peuvent être mis en évidence lors d’une infection récente, mais également après la vaccination. Une augmentation de la concentration d'anticorps IgG anti-B. pertussis entre les échantillons prélevés à la phase aiguë et à la phase de convalescence et la mise en évidence d'anticorps IgM et IgA sont la preuve d'une coqueluche récente.

 

Y-a-t-il d'autre chose à  savoir ?

La vaccination contre la coqueluche chez les enfants nécessite une série d’injections. Les enfants qui n'ont pas complété la série de vaccinations contre la coqueluche risquent l'infection. De même certaines personnes vaccinées peuvent être infectées par Bordetella pertussis, mais les symptômes sont en général moins graves.
Les voyageurs internationaux doivent être conscients que de nombreux pays moins avancés ne pratiquent pas de vaccination généralisée contre la coqueluche. Les enfants qui n'ont pas eu une vaccination complète et les personnes qui n'ont pas eu une vaccination de rappel depuis de nombreuses années sont à risque accru de contracter la coqueluche.


Le contenu a été actualisé le: 07.03.2013

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