Traitement

Le meilleur moyen de prévention est d’éviter l’exposition. Le nombre de sujets aux USA et en Europe ayant une plombémie élevée a largement diminué au cours des dernières années depuis l’élimination du plomb des peintures de maison, de l’essence, des plomberies, et par la surveillance stricte du plomb dans l’industrie.

Le dépistage des enfants (Protection Maternelle Infantile) et des adultes (médecine du travail) permet d’orienter le traitement de l’intoxication au plomb. La première étape de la prise en charge concerne l’identification de la source, son élimination ou à défaut sa diminution. Cela peut comprendre des mesures telles que le lavage à l’eau des sols des zones de vie, et le fait de faire couler l’eau courante avant de la boire si des tuyaux contenant du plomb ont été identifiés. L’élimination du plomb d’une maison pourra parfois s’avérer nécessaire. Il s’agit d’enlever méthodiquement la peinture au plomb et toute autre source de plomb du bâtiment, par un professionnel spécialisé. Il est déconseillé de tenter d’enlever de la peinture à base de plomb soi même, de peur d’augmenter encore l’exposition. Il ne faut surtout pas chauffer les peintures, les sels de plomb étant très volatils.

Les enfants avec des plombémies supérieures à 200 µg/L pourront dans certains cas recevoir un traitement par chélateurs, selon les symptômes présents. Ces traitements permettent d’aider l’organisme à se débarrasser du plomb. Ils passent par l’utilisation d’un médicament, le succimer (acide dimercaptosuccinique), sur lequel va se fixer préférentiellement le plomb, pour ensuite être éliminé dans les urines. Cette procédure peut être réalisée en ambulatoire. Les enfants avec desconcentrations comprises entre 250 et 450 µg/L devront bénéficier d’un traitement par succimer au cours d’une hospitalisation, en l’absence d’encéphalopathie. Des taux supérieurs à 700 µg/L sont considérés comme une urgence médicale. Ces patients devront être hospitalisés et recevoir un traitement par chélateur intensif. Dans ce cas, le chélateur utilisé est l'EDTA calcicodisodique ou le dimercaprol. Comme pour le succimer, le plomb va se fixer à l’EDTA pour ensuite être éliminé dans les urines. Ce traitement peut néanmoins être dangereux en cas de mauvaise hydratation, car le complexe EDTA-plomb peut être toxique pour les reins.

Les adultes peuvent tolérer de plus fortes concentrations de plomb que les enfants. Ainsi, sur le lieu de travail, en France, on tolère une imprégnation limite de 300 µg/L chez la femme et de 400 µg/L chez l’homme. Des valeurs supérieures à ces limites imposent un arrêt immédiat de l’exposition et un transfert vers un poste à faible exposition, jusqu’à décroissance de la plombémie. À de plus fortes concentrations, un traitement par chélateurs pourra être proposé selon les cas. Il n’est cependant pas nécessaire, à moins que le patient soit symptomatique. Si plusieurs travailleurs ont des concentrations élevées, ou si la concentration élevée persiste, alors il faudrait précéder à l’élimination du plomb du lieu de travail.

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Le contenu a été actualisé le:  23.03.2016

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